Fabrication de drones militaires par Renault
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- Mis à jour : jeudi 29 janvier 2026 18:51
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Déclaration des élus CGT au CSE du 22 janvier 2026
La CGT Renault refuse de se taire face à l’inacceptable.
Il y a un siècle, Renault profitait de la Première Guerre mondiale pour accroître ses bénéfices de 40 %. Aujourd’hui, rien n’a changé : la direction générale, guidée par la même soif de profit, s’engage dans la conception et la réalisation d’armes mortifères. Comme le révèle L’Usine Nouvelle, le groupe entend désormais développer des outils de guerre. Pour la CGT Renault Ingénierie Tertiaire, il est intolérable que des salariés soient contraints de participer à des projets dont l’objectif est de tuer d’autres travailleurs, où qu’ils se trouvent.
Quand nous avons été embauchés chez Renault, personne n’envisageait un jour de dessiner ou de fabriquer des drones tueurs.
Notre syndicat dénonce avec force cette logique qui, comme en 1914, enrichit les actionnaires au prix du sang des travailleurs. Nous ne voulons pas que nos enfants puissent un jour être tués par des armes que nous aurions contribué à créer.
Nous exigeons l’arrêt immédiat de tous les projets militaires. Nous ne nous faisons pas d’illusions : l’appât du gain reste toujours plus fort que la morale, mais cela ne saurait justifier l’inaction. Nous demandons donc la rédaction urgente d’une charte protégeant les salariés qui refusent de s’associer à cette industrie de la mort, les préservant de toute sanction ou discrimination.
Enfin, nous exigeons une transparence absolue sur les activités militaires du groupe. Il est scandaleux que les représentants du personnel soient informés d’un projet aussi grave par la presse, et non dans les instances.



