Mesures Renault pour le pouvoir d’achat : comment nous verser une seconde fois notre argent !

Suite à la demande des organisations syndicales dont la CGT, la direction a organisé une « concertation » les 9 et 16 octobre dernier. Le terme de « concertation » était choisi et remplacé celui de « négociation » normalement utilisé. La CGT-Renault avait remonté le besoin de mesures d’urgence mais aussi la nécessité de rouvrir les négociations 2026 car l’inflation est, de l’aveu même de la direction, plus élevée que les augmentations salariales octroyées en début d’année.

Mais les représentants de la direction se sont contentés d’égrener les mesures déjà existantes (déblocage anticipé du PEG / PERECO, monétisation des compteurs temps, covoiturage, aides publiques « leasing social » ou aide « grands rouleurs), d’insister sur le fait qu’elle n’avait aucun moyen financier à mettre sur la table et de proposer des mesures qui consistent à ponctionner des fonds, excédents ou versements que les salariés ont contribué à financer eux- mêmes.

Face à l’envolée des prix, la direction a donc fait le choix de ne pas verser un centime de sa poche !

Voici les mesures que la direction soumettait à un accord :

Il s’agit donc d’un tour de prestidigitation qui consiste à prendre de l’argent dans nos poches pour mieux nous le tendre. Ce dont nous avons besoin, c’est d’argent supplémentaire pour boucler les fins de mois et ne pas perdre en pouvoir d’achat. Ce sont les salariés qui créent les richesses de Renault : comment peut-on croire la direction qui dit qu’elle manque d’argent alors qu’elle a versé 97.5% du résultat net 2025 (hors impact Nissan) directement aux actionnaires sous forme de dividendes, soit 697 millions € ?