Certaines organisations syndicale à l'unisson avec la direction qualifient les propositions salariales 2023 d'historique mais ils oublient un peu vite que l'inflation officielle en 2022 est historique et celle prévue en 2023 le sera encore plus. L'inflation réelle est encore plus forte avec des produits alimentaires ou les produits pétroliers qui augmentent bien au dela de 10%.
Bien que les négociateurs, en particulier CGT, ont obtenus des avancées sensibles de la part de la direction, les cadres n'auront pas d'AGS. 10% d'entre eux auront 0% d'augmentation la plupart auront seulement 2% d'augmentation individuelle. Pour la première fois, la direction a inclu les primes de performances cadre dans le budget des augmentations salariales, lui permettant de gonfler artificiellement les chiffres à 7,5%.
Il en sera de même pour une partie des ETAM qui n'auront que 3% d'AGS bien en dessous de l'inflation.
La direction a largement communiqué, et certaines organisations syndicales ont tout simplement recopié le communiqué de presse y compris les effets de style de mise enpage, sur un gain minimum de 110 euros mensuel. Cette information est un mensonge. Elle intègre notamment la prime de partage de la valeur de 700 euros qui était de 500 euros l'an passé. L'augmentation est alors de seulement 200 euros.
Enfin les primes c'est peut-être bien pour le pouvoir d'achat immédiat mais elles ne sont pas garanties dans le temps contrairement à une augmentation de salaire. De plus la prime de partage de la valeur n'est pas cotisée, ni imposée, mettant en difficulté le financement de notre protection sociale en particulier notre future retraite. La biase des cotisations servant de justificatif au report de l'âge de départ.
Notre pouvoir d'achat et la reconnaissance de notre travail ne doivent pas dépendre d'un simple : c'est mieux que rien !